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Thomas Ramos (Toulouse) : « Un rêve de gosse »

L'ouvreur et buteur toulousain Thomas Ramos savoure son premier titre de champion de France après la victoire (24-18) face à Clermont, samedi soir à Saint-Denis.

Il est très calame, posé, ne semble pas très fatigué, dans cette zone mixte du Stade de France où on se presse autour de lui. Nature, heureux, Thomas Ramos, arrière des Bleus et ouvreur de Toulouse pendant ces phases finales, revient sur son bonheur de ramener le Brennus, le 20e de l'histoire de son club, après une finale où il a beaucoup pesé dans le succès de Toulouse face à Clermont (24-18).

« Aviez-vous passé une semaine difficile après les critiques qui vous ont frappé en demi-finales ?
Non. Le staff m'a très vite montré que j'allais rejouer à ce poste et j'ai eu de quoi me préparer assez tôt. Les critiques ? J'étais assez lucide pour savoir ce que je n'avais pas fait de bien dans ce match. J'ai encore un peu de déchet à ce poste d'ouvreur que je redécouvre, ça faisait longtemps que je n'y avais pas joué.

Du coup vous étiez en pleine confiance ? On vous a vu adresser ce coup de pied vers Yoann Huget en début de match sur une pénalité vite jouée...
Toeava se faisait soigner, j'ai vu Raka positionné comme si on allait taper la pénalité. On le tente, ça ne marche pas, on revient et on met les trois points deux-trois minutes après. Si on ne tente pas ce genre de choses dans ce style de match, on est un peu bridé. C'est ce qui fait notre force, je crois, d'avoir un petit grain de folie. On avait parlé de marquer des points très vite, je pense que le staff s'est gratté les cheveux quand on a fait cette action. Mais, voilà, ça fait partie de notre équipe...

Vous êtes fier, heureux ?
Ah oui. C'est un rêve de gosse qui se réalise. Avant, je regardais les finales à la télé.

Il y a onze Toulousains dans les 65 présélectionnés français pour la Coupe du monde. Une bonne nouvelle pour les Bleus ?
65, c'est large... On va avoir trois jours pour savourer avant que la liste sorte (mardi). On regardera le reste après, mais c'est bien pour nous.

« Si j'étais resté au Stade Toulousain, je n'y serais peut-être plus aujourd'hui. Jouer à Colomiers m'a permis de prendre confiance en moi »

D'ici mardi, vous serez comme avant les résultats du bac ?
Avant les résultats du bac, j'avais plus peur. Je regarderai s'il y a mon nom, quel que soit le poste, pourquoi pas ouvreur si on me le demande. Après ce titre, faire une Coupe du monde serait énorme. Mais là, on va bien profiter. Il me tarde de voir la place du Capitole pleine et profiter car on ne sait pas si on reviendra ici un jour.

En début de saison, vous vous disiez que vous pouviez aller au bout ?
Oui, on se le dit. Mais on avait eu une énorme déception la saison dernière. On était prêt aussi à faire de bonnes phases finales et on s'était troué chez nous (en barrage contre Castres, 11-23). On a fait une année complète, avec des records à droite, à gauche. Ce n'est pas pour manquer de respect à Clermont qui a fait une très belle saison, mais c'est mérité pour nous de remporter ce trophée.

Le Stade Toulousain vient de remporter son vingtième titre de champion de France. Vous réalisez ?
Dans notre salle de musculation, il y a le palmarès du club. Ceux qui arrivent, en début de saison, de le voir vraiment, ils disent : "waouah !" Quand on va revenir en juillet, on verra que c'est le 20e et on saura que c'est nous. Il y en a qui sont passés avant nous, maintenant c'est nous. J'espère que ça va continuer et qu'on reviendra ici. J'espère qu'on poursuivra la même dynamique, ainsi qu'un peu mieux en Coupe d'Europe. Mais on vient de connaître une année de records.

À titre personnel, vous mesurez le chemin parcouru, avec notamment ce choix de passer une saison à Colomiers (en 2016/2017) ?
C'est énorme. Je pense que c'est la meilleure chose que j'ai faite de ma carrière. Je dis toujours que j'ai passé un an à Colomiers (Pro D2) mais j'ai l'impression d'en avoir passé quatre. J'y ai pris une confiance de fou. Si j'étais resté au Stade Toulousain, je n'y serais peut-être plus aujourd'hui. Jouer m'a permis de prendre confiance en moi. Aujourd'hui, c'est la consécration. La première finale que j'ai vue à la télé, c'était Toulouse-Clermont en 2001. J'avais dit à mon père, à six ans : ''je veux faire ça''. »

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publié le 16 juin 2019 à 00h31 mis à jour le 16 juin 2019 à 11h19
commentaires (12) commenter cet article
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OlivierST le 16 juin 2019 à 01h01

Bien sûr que ca va continuer !! un groupe solide est né avec un paquet de jeunes... Bravo !!! ...et MERCIIII. Fier d'être toulousainnnn

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