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Les quatres précédentes finales entre Toulouse et Clermont

Clermont et Toulouse vont se retrouver samedi soir au Stade de France en finale du Top 14. En 1994, 1999, 2001 et 2008, le Stade Toulousain l'avait emporté.

1994 : et Toulouse rejoignit le grand Béziers

Toulouse - Montferrand : 22-16 (6-9 à la mi-temps)

Pour Toulouse - 1 essai : Cazalbou (63e) ; 2 drops : Deylaud (40e, 66e) ; 3 pénalités : Deylaud (38e, 52e, 77e) ; 1 transformation : Deylaud (63e).

Pour Montferrand - 1 essai : Juillet (60e) ; 3 pénalités : Pradier (6e, 26e, 34e) ; 1 transformation : Pradier (60e).

Le onzième titre du Stade Toulouse, le premier de Thomas Castaignède, ailier frêle de 19 ans. Onze, autant que le grand Béziers de Raoul Barrière. «Une fête de mouvement, de son, de lumière», résume Jacques Carducci dans nos colonnes. Toulouse est mené 0-9 puis 9-16 après cet essai de Christophe Juillet (60e). Philippe Saint-André dégueule une chandelle. Jérôme Cazalbou plonge à son tour dans l'en-but. Christophe Deylaud est un parfait chef d'orchestre dans cette fin de match haletante. Il transforme l'essai. Claque un deuxième drop. Assure la pénalité de la gagne. L'Equipe lui attribue la note de 9. Sans doute la conséquence de ce geste des épouses des joueurs toulousains qui avaient aspergé la pelouse du Parc d'eau bénite ramenée de Lourdes.

Christophe Deylaud avait fait mal aux Clermontois en 1994. (Fevre/L'Equipe)

1999 : Stensness plus fort que Lhermet

Toulouse - Montferrand : 15-11 (10-3)

Pour Toulouse - 2 essais : Stensness (32e) ; Desbrosse (51e). 1 pénalité : Marfaing (16e). 1 transformation : Marfaing (32e).

Pour Clermont - 1 essai : Nadau (69e) ; 2 pénalités : Merceron (35e, 45e).

La dernière de l'immense Jean-Marc Lhermet. Un combat âpre, plein d'envie et de fureur. Les Montferrandais sont étouffés par la plus moderne des défenses. Opportuniste sur son essai de la première période, le All-Black Lee Stensness, d'un cadrage-débordement foudroyant, offre à Cédric Desbrosse celui du break en seconde. Exténué, capitaine Lhermet cède sa place à la 67e minute. Depuis le banc de touche, il aiguillonne ses joueurs mais voit le bonheur suprême d'un titre lui échapper une fois encore. « La déception de l'instant est terrible, dira-t-il alors, mais finir devant 80 000 spectateurs est une joie immense. » Quinzième titre pour Toulouse. Sixième finale perdue pour Montferrand.

Quinzième Bouclier pour Toulouse. (Fevre/L'Equipe)

2001 : Michalak, le petit Prince

Toulouse - Montferrand : 34-22 (16-13)

Pour Toulouse - 1 essai : Marfaing (38e) ; 6 pénalités : Marfaing (49e, 54e) ; Michalak (23e, 66e, 72e, 82e). 3 drops : Delaigue (14e, 29e, 64e). 1 transformation : Marfaing (38e)

Pour Clermont - 1 essai : Audebert (34e). 5 pénalités : Merceron (31e, 42e, 57e, 60e, 69e). 1 transformation : Merceron (34e).

La 100e finale de l'histoire, un rugby agréable, mais surtout une charnière toulonnaise touchée par la grâce. A la mêlée, un gamin de 18 ans à peine, Frédéric Michalak, lancé dans le bain à cause des blessures de Jérôme Fillol et Jérôme Cazalbou. À l'ouverture, Yann Delaigue, auteur de trois drops dans un fauteuil grâce à la vivacité et la fluidité de la passe de Michalak. Un Michalak calme, détendu et perspicace, qui passera une pénalité de 52 mètres en première période, puis deux autres de 50 et 43 en seconde... Pour un peu, les 17 points et l'excellente prestation de Gérald Merceron auraient été éclipsés... Ce jour de sixième et dernier titre, Christian Califano, tête bandée, s'apprête à partir en Nouvelle-Zélande. Les Montferrandais sont incosolables. « Je ne crois pas à la fatalité. On finira bien par y arriver », soupire Edouard Michelin.

Frédéric Michalak a ébloui la finale de 2001 (Francotte/L'Equipe)

2008 : le mental du Champion

Toulouse - Clermont : 26-20 (10-10)

Pour Toulouse - 2 essais : Servat (17e) et Médard (60e). 4 pénalités : Elissalde (33e, 56e), Kunavore (74e) et Courrent (79e). 2 transformations : Elissalde (18e, 61e).

Pour Clermont - 2 essais : Rougerie (20e) et Zirakashvili (80e+2). 2 pénalités : James (13e, 69e). 2 transformations : James (21e, 80e+2).

La plus belle finale de l'ère moderne, incandescente, marquée par cet essai à l'heure de jeu de Maxime Médard, pur moment de rugby total. Marquée par la bravoure de Jean-Baptiste Elissalde, touché aux côtes, par les déboulés rageurs de Lord Byron Kelleher. Par le jour sans de Brock James, aussi, et la stratégie perdante de l'utilisation du jeu au pied côté clermontois. Marquée, enfin, par la formidable intensité. Plus de quarante minutes de jeu effectif, une orgie imposée par des Toulousains dominateurs dans toutes les phases de combat. Pour l'anecdote, Valentin Courrent est devenu le premier joueur français à remporter les titres de Champion de France et d'Angleterre (Sale 2006), et puisque Nicolas Sarkozy était absent, il avait été représenté par sa ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports Roselyne Bachelot et son secrétaire d'état aux Sports, un certain... Bernard Laporte.

Yannick Jauzion mène la charge. (P.Lahalle/L'Equipe)
publié le 14 juin 2019 à 15h00 mis à jour le 14 juin 2019 à 15h40
commentaires (9) commenter cet article
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zouhhh le 14 juin 2019 à 19h52

Sowerby! J'avais oublié ce joueur. Il avait vraiment pas le style de jeu d'un SudAf. Habile et élégant.

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