Jefferson Poirot : les membres du staff des Bleus «parlent d'une seule et même voix»

Le staff de l'équipe de France, incarné par Fabien Galthié et Jacques Brunel, ce jeudi à Marcoussis. (P. Lahalle/L'Équipe)

Le pilier gauche des Bleus a évoqué ce jeudi en conférence de presse la préparation physique de l'équipe de France et l'apport des nouveaux membres du staff.

« On vous avait quitté début mars sur une blessure au genou droit, contre l'Irlande, comment allez-vous physiquement ?
J'ai repris le 15 mai le rugby complet avec Bordeaux. Je n'ai pas joué parce qu'avec l'UBB on n'était pas en position de se qualifier (pour la phase finale du Top 14). Je n'ai plus de soins du genou. Au moment où je suis revenu à l'entraînement, je n'avais pas d'appréhension particulière. Et je n'en ai toujours pas.

Quel regard portez-vous sur cette préparation intégrée où le ballon est très présent ?
Ça nous plait. C'est plus facile de travailler la capacité athlétique intégrée au rugby qu'en linéaire, ou en bête et méchant. Avant chaque séance, on a des objectifs à remplir de mètres, de mètres/minutes calés sur ce qui se fait à haut niveau (...) Honnêtement, cette semaine pique beaucoup plus que la première. C'est logique.

Les Bleus, dont Jefferson Poirot, à Marcoussis. (P. Lahalle/L'Équipe)

Vous avez entamé une longue préparation, comment occupez-vous votre temps lorsque vous ne travaillez pas ? 
En ce moment, pour être très honnête, on tue le temps en dormant (rires). On est crevés, on met le Tour de France l'après-midi, on fait une petite sieste et le soir on se couche tôt. Pour l'instant, c'est calme. A l'intérieur de ça, a été organisé un groupe de vie qui sera chargé de trouver des activités, des challenges, et après des choses en dehors du rugby, comme aller au restaurant. On est un peu sur une configuration de club.

« On est l'équipe de France. On n'a pas le droit de ne pas sortir de la poule »

Jacques Brunel a dit ce (jeudi) matin que le staff ne vous avait pas encore fixé d'objectifs pour la Coupe du monde...
Jacques Brunel a tenu à d'abord rappeler qu'on avait une grosse marge de progression, qu'on devait faire mieux et que là on avait du temps pour bosser. Il faudra d'abord être prêts physiquement et rugbystiquement. Après, nous, les joueurs, on parle objectifs entre nous. On a une poule ultra-relevée (Angleterre, Argentine, Tonga, États-Unis), notre objectif premier, c'est déjà d'en sortir. C'est impossible d'imaginer que la France n'en sorte pas. Pour l'instant je reste persuadé qu'on va le faire. Si moi je n'en étais pas convaincu, franchement je n'aurais rien à faire ici. On sait que notre premier match de la Coupe du monde, contre l'Argentine, ce sera au couteau, hyper dur, mais il faut aussi qu'on se regarde dans une glace. On est l'équipe de France. On n'a pas le droit de ne pas sortir de la poule.

Comment évaluez-vous l'apport des membres du nouveau staff ?
Les membres du nouveau staff vont nous aider à avoir un regard extérieur, ils vont nous apporter autre chose, aider le staff en place. Quand on est dedans, c'est difficile de prendre de la hauteur. Il nous semble que c'est encore plus cadré, précis, qu'on a encore plus d'informations. A nous de prendre ces infos et de les digérer correctement. Le staff qui était en place a sa partie, chacun apporte sa patte. Ils parlent d'une seule et même voix, c'est une bonne chose. »

publié le 11 juillet 2019 à 19h30
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lizra le 11 juillet 2019 à 19h49

Il veut garder sa place et pratique donc la langue de bois à merveille, je ne crois pas une seconde à ce qu'il dit, le staff sur la même longueur d'onde….

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