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Cinq raisons de suivre l'US Open à Pebble Beach

Tiger Woods sur le green du 9, lundi à Pebble Beach. (Reuters)

Le 119e US Open se tient de jeudi à dimanche sur le parcours de Pebble Beach, en Californie. Domination de Koepka, exploits passés de Woods ou simple beauté du lieu : voici cinq raisons de suivre le troisième Majeur de la saison.

Parce que Tiger Woods y a bâti sa légende

Tiger Woods a dominé le golf comme personne au début du siècle. Son US Open 2000 à Pebble Beach en est la synthèse parfaite. Victorieux le dimanche avec quinze coups d'avance sur Ernie Els et Miguel Àngel Jiménez, le Tigre a maîtrisé le parcours et ses adversaires, établissant un nouveau record de souveraineté en Grand Chelem. Woods a ainsi joué 29 coups de moins que la moyenne du champ, du jamais vu depuis sur le circuit américain. « Cette semaine-là, Tiger a joué comme il ne l'avait jamais fait auparavant, avoue Butch Harmon, son coach de l'époque. Je n'aime pas dire "jamais", mais je pense sincèrement qu'on ne reverra pas ça un jour. » Auréolé d'un 15e titre Majeur depuis le dernier Masters, Tiger Woods lorgne désormais sur le record de Jack Nicklaus (18).

Parce que Rory McIlroy vient de gagner

Dimanche au Canada, Rory McIlroy a empoché sa 16e victoire sur le PGA Tour. Avec la manière : une dernière carte de 61 et sept coups d'avance sur ses poursuivants. « Je ne sais pas à quel jeu jouait McIlroy, mais une chose est sûre, c'était incroyable » expliquera son partenaire Shane Lowry suite à cette démonstration de force. Cinq ans après sa dernière victoire en Grand Chelem (USPGA 2014), le Nord-Irlandais réalise une saison impressionnante sur le PGA Tour : 10 Tops-10 en 13 tournois dont une autre victoire, au Players. Le cinquième Majeur de Rors n'a jamais semblé aussi proche.

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L'US Open s'installe à Pebble Beach pour la sixième fois de l'Histoire. Les précédents vainqueurs : Nicklaus (1972), Watson (1982), Kite (1992), Woods (2000) et McDowell (2010).

Parce que Brooks Koepka pourrait rentrer dans l'Histoire

Et si Brooks Koepka empochait un cinquième Majeur sur les dix derniers qu'il aura disputé ? La statistique est hallucinante mais l'adjectif sied au colosse floridien : il est devenu, mi-mai, le premier joueur à défendre successivement son titre à l'US Open (2017-2018) et à l'USPGA (2018-2019). À Pebble Beach, « BK » va tenter de succéder à Willie Anderson (1903-1905) en remportant trois US Open d'affilée. « Nothing is impossible » pour l'athlète à la virgule.

Parce que Jordan Spieth est de retour

On avait quitté Jordan Spieth en fin de saison dernière, absent de la dernière étape des play-offs (Tour Championship) et gêné par un putting erratique. On le retrouve aux beaux jours, sur une série de trois Tops-10 d'affilée et une confiance enfin revenue. Surtout sur les greens, et les statistiques en attestent : 27,89 putts par tour en moyenne cette saison, soit le 4e meilleur total du PGA Tour. Classé troisième du dernier USPGA, le prodige texan arrive à Pebble en pleine forme, deux ans après sa victoire au Pro-Am californien.

Parce que c'est l'un des plus beaux parcours de l'année

Construit à flanc de falaise sur la péninsule de Monterey (Californie), Pebble Beach est considéré comme l'un des plus beaux parcours du monde. Avec neuf trous donnant sur l'Océan Pacifique, il apparaît régulièrement en tête du classement des golfs publics aux États-Unis. Tout un chacun peut donc venir y jouer, moyennant l'un des plus chers greens fee du monde : 525 dollars. Son iconique trou n°7, un par-3 joué à 97 mètres durant les Majeurs, est l'un des trous les plus célèbres de la planète grâce à son départ surplombant l'océan.

Bonus : parce qu'il y a deux Français en lice

Deux Français se sont qualifiés pour l'US Open : Matthieu Pavon et Clément Sordet. Le Bordelais y disputera son troisième tournoi du Grand Chelem, un an après sa 25e place à Shinnecock Hills. Le second va lui jouer son premier Open Américain. Mais Sordet connaît plutôt bien Pebble Beach, qu'il a joué « une quinzaine de fois » durant ses années universitaires à Texas Tech. « J'y ai même remporté mon premier tournoi universitaire. J'ai de très bons souvenirs là-bas et je n'ai qu'une hâte : y retourner. »

publié le 12 juin 2019 à 15h10 mis à jour le 12 juin 2019 à 15h25
commentaires (8)
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mona1 12 juin 2019

525 dollars le gree fee, no comment

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