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Soupçons de corruption : le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi à nouveau chez le juge

Le président du Paris-SG s'est présenté mardi chez le magistrat chargé de mener l'instruction sur les conditions d'attribution des Mondiaux d'athlétisme de 2017.

Nasser al-Khelaïfi,le 27 avril, au stade de France lors de la finale de Coupe de France perdue par le Paris-SG contre Rennes (2-2, 5-6 aux t.a.b.). (A.Reau/L'Equipe)

Soupçons de corruption : le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi à nouveau chez le juge

Le président du Paris-SG s'est présenté mardi chez le magistrat chargé de mener l'instruction sur les conditions d'attribution des Mondiaux d'athlétisme de 2017.

Selon nos informations, le président du PSG, Nasser al-Khelaïfi, s'est à nouveau présenté, mardi après-midi, dans le cabinet du juge d'instruction, Renaud Van Ruymbeke, au Palais de justice de Paris. Il s'y était déjà rendu en mars, lorsqu'il avait été placé sous le statut de témoin assisté. Le 16 mai, celui qui est également le président de beIN Media Group a été mis en examen, par courrier, pour des faits de « corruption active » dans le cadre d'une instruction sur les conditions de la candidature de Doha pour organiser les Championnats du monde d'athlétisme 2017. Toujours selon nos informations, Nasser al-Khelaïfi se serait rendu « de sa propre initiative » chez le juge Van Ruymbeke afin de présenter, pendant près de deux heures, un certain nombre de documents pour étayer sa défense.

Des liens qu'il nie

Plusieurs sources nous ont confirmé qu'il s'était bien rendu dans le cabinet du doyen des juges d'instruction du pôle financier, sans pour autant préciser la nature de leurs échanges. Le président du PSG aurait notamment produit divers documents en lien avec la société de droit privé Oryx Qatar Sports Investment, fondée en 2011 par son frère, Khaled.

Au fil de ses investigations, le juge Van Ruymbeke a mis en lumière un virement, en deux fois, à l'automne 2011, de 3,5 millions de dollars (environ 2,5 M€), de cette société à destination d'une entreprise de marketing sportif, dirigée par Papa Massata Diack, le fils de l'ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme, Lamine Diack. Le magistrat-instructeur soupçonne que ce versement était censé permettre à Doha d'obtenir l'organisation des Mondiaux 2017, dont Londres a finalement hérité.

Nasser al-Khelaïfi a toujours nié avoir eu un quelconque lien avec Oryx-QSI à l'époque de ce virement d'argent. Dans ce même dossier, Yousef al-Obaidly, directeur général de beIN Media Group et également patron de la chaîne beIN Sports en France, a aussi été mis en examen pour « corruption active ».

publié le 12 juin 2019 à 09h31
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olive la peste 12 juin 2019

dans tous les bons coups...Sacré Nasser

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