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Norvège : Caroline Graham Hansen et Guro Reiten, fausses jumelles, vraies terreurs

Leaders de l'attaque norvégienne, Caroline Graham Hansen et Guro Reiten n'ont pas le même style mais seront aussi dangereuses pour les Bleues.

Guro Reiten en action avec la sélection norvégienne. (F.Mons/L'Equipe)

Norvège : Caroline Graham Hansen et Guro Reiten, fausses jumelles, vraies terreurs

Leaders de l'attaque norvégienne, Caroline Graham Hansen et Guro Reiten n'ont pas le même style mais seront aussi dangereuses pour les Bleues.

Ce n'est pas si compliqué, le football : de l'expérience derrière, de la puissance devant et de la folie au milieu. En cela l'équipe de Norvège est un modèle. Samedi à Reims, contre le Nigeria (3-0), son arrière-garde avait quasiment vingt-huit ans de moyenne d'âge - sans compter les trente-neuf de la gardienne Ingrid Hjelmseth -, ses attaquantes, Lisa-Marie Utland en tête, ont usé les Super Falcons, et la paire Graham Hansen - Reiten a fait le reste.

Quoique le terme de folie ne correspond pas si bien que ça à Caroline Graham Hansen (24 ans, 71 sélections), excentrée à droite, dans un style légèrement anachronique, puisqu'elle joue sur son vrai pied et provoque moins qu'elle ne distribue. Mais elle distribue merveilleusement bien, en témoigne sa passe décisive pour... Reiten à Auguste-Delaune et les vingt-cinq passes décisives qu'elle a délivrées cette saison en Bundesliga avec Wolfsburg, champion d'Allemagne pour la troisième fois d'affilée.

Caroline Graham Hansen face au Nigéria. (F.Mons/L'Equipe)

Malheureusement pour la numéro 10 norvégienne, le club de Basse-Saxe n'a plus gagné la Ligue des champions depuis son arrivée il y a cinq ans, et c'est probablement pour cela qu'elle rejoindra le FC Barcelone après le Mondial.

L'autre inconvénient - et c'est probablement la cause du problème précédent -, c'est que Graham Hansen a croisé quatre fois l'OL depuis qu'elle porte les couleurs du VfL (2 défaites en finale, 2 éliminations en quarts). Elle n'est donc un secret pour personne chez les Bleues, et surtout pas pour Amel Majri, son adversaire directe. « Je la connais assez bien, souriait la latérale gauche lyonnaise lundi. C'est une joueuse qui va assez vite, garde le ballon très près du pied, avec un crochet assez court. Elle est adroite devant le but et a une qualité de coup de pied arrêté assez intéressante. Mais il n'y a pas qu'elle. »

Reiten bénéficie du retrait de la Lyonnaise Ada Hegerberg

Il y a aussi Guro Reiten (24 ans, 38 sélections). Moins connue du grand public, la nouvelle joueuse de Chelsea est de quelques mois l'aînée de sa coéquipière, contrairement à ce que son visage poupin laisse présager. Si on imagine très bien tout ce petit monde évoluer ensemble, Reiten semble être la grande gagnante du retrait d'Ada Hegerberg. Alors qu'elle n'était apparue que 105 minutes (sur 270) au cours d'un Euro 2017 catastrophique (3 défaites, 0 but) qui poussera la Ballon d'Or à claquer la porte de la sélection, la milieu offensive de Lilleström s'est depuis imposée dans une équipe qui a retrouvé des couleurs. Avec, à la clé, une campagne de qualifications quasi parfaite, malgré une défaite aux Pays-Bas (0-1) qui n'empêchera pas les Norvégiennes d'envoyer les championnes d'Europe en barrages.

Explosive, dévoreuse d'espace et capable d'armer son redoutable pied gauche dans toutes les positions, Reiten est très différente de son pendant à droite, notamment parce qu'elle se recentre presque systématiquement quand Graham Hansen reste fidèle à son couloir. « Ce sont deux profils différents mais qui jouent le même football, se réjouit leur sélectionneur Martin Sjögren. Quand on a deux très bonnes joueuses, c'est très facile de les faire travailler ensemble. » Le premier but face au Nigeria (3-0), inscrit sur un corner qu'elles ont joué en une-deux, l'a prouvé. Et ces combinaisons pourraient se multiplier contre les Bleues, puisque le technicien suédois devrait abandonner le 4-4-2 de samedi pour un système à une pointe avec Reiten dans le coeur du jeu, et donc plus rapprochée de son binôme. La menace serait alors plus concentrée, mais certainement pas moins dangereuse.

publié le 12 juin 2019 à 00h05
commentaires (1)
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Benji_tolosa 12 juin 2019

Premier vrai test pour les bleues avec hegerberg cette équipe aurait était un sérieux outsider au titre mais meme sans elle la Norvège est une vrai bonne équipe . Match très intéressant à prévoir à Nice.

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