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Les Bleus ont répondu présent en Andorre

Au-delà de leur succès sur de faibles Andorrans, les Bleus ont montré un bel état d'esprit trois jours après la leçon turque.

Les Bleus félicitent Kurt Zouma (numéro 15), auteur du 4e et dernier but de l'équipe de France. (F. Faugère/L'Equipe)

Les Bleus ont répondu présent en Andorre

Au-delà de leur succès sur de faibles Andorrans, les Bleus ont montré un bel état d'esprit trois jours après la leçon turque.

Ce deuxième Andorre-France laissera sans doute moins de souvenirs, dans vingt ans, que le premier de l'histoire en 1999 et le penalty de Franck Leboeuf, mais il ne faut pas y voir une mauvaise nouvelle, au contraire : les Bleus, remodelés dans les grandes largeurs, ont fait le métier, mardi soir, pour se rendre la soirée tranquille et tourner la page de la correction reçue en Turquie (0-2), trois jours plus tôt. Ce large succès leur permet de reprendre la première place du groupe grâce à une différence de buts favorable mais ils sont trois, désormais, à neuf points, avec l'Islande et leurs bourreaux du week-end dernier. Les champions du monde n'ont donc plus beaucoup de marge d'erreur dans cette campagne de qualifications à l'Euro 2020.

En attendant de recevoir l'Albanie et de retrouver Andorre, en septembre, au Stade de France, et avant de se déplacer à Reykjavik en octobre, ceux qui n'attendaient pas grand-chose du match de mardi n'ont pas pu être déçus. Il aura été difficile de se passionner à l'excès pour cette attaque-défense, avec un système andorran tendant vers le 6-3-1. Dans ces rencontres de qualifications aux airs de trente-deuxièmes de finale de Coupe de France, par des températures dignes d'un mois de janvier à Vesoul, face à des joueurs de division inférieure qui rêvent d'échanger leurs maillots et d'inscrire un but par hasard, on dit qu'il faut marquer vite pour se simplifier la vie. Les Bleus s'y sont employés, grâce à Mbappé, bien lancé par Griezmann (11e).

Ce dernier a d'ailleurs donné le ton de sa soirée et indiqué la voie, par ses déplacements, son jeu en déviation et son sens du collectif. On attendait un réveil des cadres après la désillusion de Konya ? L'attaquant de l'Atlético de Madrid était au rendez-vous, entraînant dans son sillage Mbappé et Pogba. Andorre avait ainsi décidé de ne pas être très joueur, qu'il soit mené au score ou pas, mais il s'agissait, au fond, d'une configuration classique qu'il appartenait à l'équipe de France de contourner. Elle aura mis à peine dix minutes pour y parvenir, sans organiser un véritable siège, mais en prenant des initiatives sur la moitié de terrain occupée, en jouant dans les intervalles, en prenant des risques dans les dribbles, les frappes et les combinaisons, à l'image de cet enchaînement initié par Thauvin prolongé par Ben Yedder mais mal conclu par Griezmann (21e), qui poussa trop loin son ballon.

Ben Yedder et Mendy, le droit d'être revus

Évidemment, à 1-0, le plus dur était fait pour les champions du monde, mais il semblait plus prudent d'alourdir un peu le tableau d'affichage histoire de se mettre à l'abri d'un coup de pied arrêté dévié, d'une faute d'inattention ou d'une erreur d'arbitrage. En même temps, il aurait fallu que les Andorrans parviennent à s'approcher du but de Lloris. À part une frappe non cadrée à la 17e minute, on n'a pas vraiment souvenir que ce fut le cas. Mais les Bleus le doivent aussi à leur rigueur tactique et leur détermination dans les duels, faisant fi de l'état déplorable d'une pelouse synthétique qui ne se prêtait vraiment pas à la pratique du football de haut niveau.

Malgré tout, le but de Ben Yedder (30e) puis celui de Thauvin sur un magnifique ciseau, juste avant la mi-temps (45e + 1), auront donné à la soirée des allures de balade pyrénéenne. L'histoire de ce dernier match de la saison post-Coupe du monde retiendra enfin que Zouma, pour sa première titularisation en cinq sélections, a marqué pour la première fois en équipe de France (60e) et qu'il n'était pas très loin du doublé sur cette déviation de Mbappé (89e). À l'arrivée, les Bleus ont fait le boulot et certaines nouvelles têtes, comme Ben Yedder ou Mendy, ont donné envie d'être revues à la rentrée. Une nouvelle page de la vie des Bleus s'écrira alors et, cette fois, il sera judicieux d'éviter les ratures comme celle de samedi.

publié le 12 juin 2019 à 00h15 mis à jour le 12 juin 2019 à 01h04
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bredt 12 juin 2019

contre cette faible équipe c'est 8 buts qu'il fallait claquer.

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