Younousse Sankharé (Bordeaux)  : « Ils veulent régler mon cas au plus vite »

Younousse Sankharé. (N. Luttiau / L'Équipe)

Le milieu de terrain des Girondins, pas convoqué par Paulo Sousa pour les stages de préparation en Autriche et aux États-Unis, vit mal d'être ainsi poussé vers la sortie.

La reprise des Girondins n'a pas sensiblement modifié sa situation : indésirable depuis l'arrivée de Paulo Sousa, Younousse Sankharé a pu constater qu'il n'entrait toujours pas dans les plans de l'entraîneur portugais. Non convoqué pour les stages en Autriche et aux États-Unis, le milieu de terrain semble s'être résigné à quitter Bordeaux cet été. Mais il n'apprécie guère que sa direction lui force la main.

« Vous n'avez pas été retenu pour les stages en Autriche et aux États-Unis. Le message que vous adresse votre direction est plutôt clair...
Je ne comprends pas la position dans laquelle je suis. À chaque changement d'entraîneur, c'est la même chose. On me met d'abord de côté, je fais ce qu'il faut qu'on pour me réintègre et ça se passe bien. Là, le coach (Paulo Sousa) m'a clairement fait savoir qu'il ne comptait pas sur moi, qu'il fallait que je trouve une porte de sortie. O.K. mais je ne partirai pas n'importe où, ni n'importe comment.

« Il faut aussi me respecter un minimum. J'ai quand même fait des choses en L 1 »

Vous avez l'impression que l'on vous presse de partir ?
Ils veulent régler mon cas au plus vite mais il faut aussi me respecter un minimum. J'ai quand même fait des choses en L 1, je suis là depuis deux ans et demi et je suis décisif une fois sur trois. Je ne partirai pas pour n'importe quel projet juste parce que Bordeaux a décidé de se séparer de moi.

Comment expliquez-vous que vous en soyez arrivé à cette situation-là ?
Moi, je suis arrivé à Bordeaux avec Jocelyn Gourvennec. Quand le club s'est séparé de lui, ça a été le début des problèmes pour moi. Dès le lendemain, il y avait un article comme quoi je voulais quitter le club. Dans quel but ? Moi, en tout cas, je n'ai rien dit. Ensuite, que ce soit avec Bedouet, Poyet et Ricardo, on m'a toujours fait sentir qu'il fallait que je parte. J'ai dû batailler à chaque fois.

Vous avez été écarté du groupe entre la 30e et la 38e journée. Comment l'avez-vous vécu ?
Le coach a fait ses choix. Moi je suis pro. S'il avait eu besoin de moi, j'aurais répondu présent. La preuve : je reviens et je marque lors de la dernière journée (1-0, à Caen).

Secrètement, espériez-vous que ce but allait changer la donne ?
Non. J'ai senti très tôt que la nouvelle direction ne comptait pas sur moi. Encore une fois, ce n'est pas moi qui ai instauré cette situation. Moi, je suis quelqu'un de très simple, pas du genre à me plaindre ou à faire des déclarations bizarres sur le club. Que tu ne veuilles pas me mettre titulaire, O.K., mais ne même pas me prendre dans le groupe pour les stages... Qu'est-ce que j'ai fait pour subir ce traitement-là ?

Comment voyez-vous la suite, désormais ? Votre nom a été associé à Cardiff (Division 2 anglaise), Leganés, Villarreal (Espagne) ou encore au PAOK Salonique (Grèce)...
On prend le temps de discuter et d'étudier le pour et contre avec mon agent. Je ne me suis pas encore positionné pour un club précis. »

publié le 17 juillet 2019 à 23h28 mis à jour le 17 juillet 2019 à 23h37
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josstaps le 17 juillet 2019 à 23h42

j'ai du mal à comprendre... ils y en avaient d'autres à pousser vers la sortie avant lui

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