Yannick Borel : « On est des morts de faim ! »

Yannick Borel a été décisif lors du dernier relais pour offrir le titre mondial contre l'Ukraine, lundi à Budapest. (L.Argueyrolles/Archive L'Équipe)

Victorieux en finale des Mondiaux de Budapest, lundi, face à l'Ukraine (45-37), les épéistes français, Yannick Borel, Ronan Gustin et Daniel Jérent ont montré que les patrons étaient de retour.

La victoire est au rendez-vous, mais la finale n'a pas été facile...
Ah, ça non ! La finale a même été très accrochée. Au moment de son dernier relais, Dany (Daniel Jérent) était fatigué (l'entraîneur avait même songé à faire rentrer le remplaçant Alexandre Bardenet). Mais il a dit :''Je vais tirer et chercher des touches !'' (Jérent remet les deux équipes à égalité). Du coup, sur le dernier relais, j'arrive en confiance. Je sais que c'est le relayeur qui en voudra le plus qui donnera le titre à son équipe. Je savais qu'il fallait passer sur le corps de l'autre pour aller chercher le titre. On est champions du monde !

Vous avez été titré à l'Euro, aux Mondiaux, aux Jeux olympiques. Ce titre 2019 a-t-il une saveur particulière pour vous ?
Oui. Car, là, je participe à la qualification olympique pour les Jeux de Tokyo 2020. En 2016, j'avais été à Rio, mais je n'avais pas aidé à qualifier l'équipe. C'était déjà fait. Cette fois, j'aide à chercher la qualification pour l'équipe. Je fais le travail. Par ailleurs, ce qui est également différent cette fois, c'est le fait que j'ai été très engagé sur la piste, mais sur le banc aussi. J'ai beaucoup donné de la voix pour motiver, faire passer les consignes, encourager...

Le retour de Daniel Jérent dans l'équipe (suspendu douze mois à la suite de trois''no shows'', il faisait son retour à la compétition à Budapest), a été probant. Même si en finale, il a connu un passage délicat...
J'avais besoin que Dany me place idéalement pour bien assurer mon rôle de dernier relayeur lors de la finale. Je lui ai dit :''Va gagner ta croûte. La victoire, on ne va pas nous la donner.'' Il l'a fait et j'ai conclu. Avec lui, j'ai tout gagné. Donc, son retour dans l'équipe est important. Avec lui, les autres équipes savent qu'on est des morts de faim. Et qu'ils vont devoir faire avec ça. »

publié le 22 juillet 2019 à 23h46
commentaires (5) commenter cet article
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yves.m33 le 23 juillet 2019 à 07h42

Bravo aux épéistes français...! mais "trois no shows"... et le voilà de retour comme si de rien n'était! Le dopage existe aussi en France, on est même classé tout en haut de la liste pour le nombre "d'incidents" liées au dopage (ce qui ne concerne pas les suspensions); alors soyons vigilants avec les "no shows" à répétitions, ce n'est pas rien!

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