Surf - JO Paris 2024  : Michel Bourez pour Tahiti, Joan Duru préfère Hossegor

Michel Bourrez, le local de l'étape à Tahiti. (F. Seguin/L'Équipe)

Michel Bourez aimerait bien voir l'épreuve de surf des JO de Paris 2024 se dérouler à Teahupoo (Tahiti). Joan Duru, lui, penche plutôt pour Hossegor.

Alors que Johanne Defay, d'abord réticente, a quelque peu revu son jugement concernant Teahupoo, les trois Frenchies du circuit pro masculin sont plutôt « pour » une épreuve aux JO de Paris 2024 qui se déroulerait à Tahiti. Michel Bourez est le plus bouillant et on le comprend : il est le local du spot. Jérémy Florès, dont la compagne est tahitienne et qui vit en partie en Polynésie, est également emballé par cette perspective. Quant à Joan Duru, il n'est pas contre, loin de là, même si son coeur de Landais bat plutôt et logiquement pour Hossegor : « J'aimerais bien Hossegor car j'habite ici. Mais si c'est à Tahiti, comme c'est un bon spot, c'est cool aussi, ça peut être bien. »

« J'espère que ce sera Tahiti car Teahupoo est assurément le meilleur spot, affirme Bourez. Si c'est Tahiti, ça va ouvrir beaucoup de portes, surtout pour la génération future du surf polynésien. Avoir les JO à la maison, c'est hallucinant, un truc unique. Je ne pense pas qu'on aura ça chez nous une seconde fois dans l'histoire du surf. Il ne faut donc pas laisser passer cette opportunité. »

Jérémy Florès, vainqueur du Tahiti Pro en 2015 mais qui ne souhaite pas trop se positionner sur la question - il aurait idéalement aimé une candidature réunionnaise, mais rendue impossible par la crise requin... -, partage comme Bourez l'idée que la candidature de Tahiti est séduisante. « Niveau destination et visuellement, c'est le top. Surfer à Teahupoo pour une épreuve des JO, ça fait rêver. Si tu mets les meilleurs mondiaux sur ce spot avec en plus un bon "swell", alors ce serait magnifique. En tant que surfeur et amoureux des vagues de "reef", je préfère Tahiti, c'est clair et net. »

Jérémy Florès à Teahupoo. (Poullenot/WSL)

Pour les trois surfeurs, la problématique des conditions est au coeur du sujet. Si Bourez ne doute pas que les vagues seront au rendez-vous, Joan Duru est plus sceptique. « Lors de l'épreuve (du circuit pro) en août, ça fait deux ans que les conditions ne sont pas incroyables, alors que dans le même temps il y a des vagues très correctes à Hossegor. Quand il y avait le QS en juillet (à Hossegor), il y a toujours eu de bonnes conditions. » Bourez n'est pas de cet avis : « En juillet, en métropole, c'est l'été. Et on sait tous que l'été c'est "flat", les conditions de mer ne sont vraiment pas bonnes. À Tahiti en juillet, c'est l'hiver. Les conditions seront au top. Donc, question spectacle, il n'y a pas mieux. »

Reste le débat d'une épreuve organisée loin de l'épicentre de Paris, soit à 15 000 kilomètres du village olympique. « C'est vrai que Tahiti, c'est éloigné, je comprends cette problématique, concède Bourez. Mais on ne cherche pas la facilité, mais plutôt le spectacle. S'il n'y a pas de bonnes vagues en métropole, l'épreuve sera ratée et ça va tuer l'image du surf. » C'est justement tout ce que le COJO et la Fédération internationale cherchent à éviter.

publié le 17 juillet 2019 à 09h44 mis à jour le 17 juillet 2019 à 12h22
commentaires (13) commenter cet article
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juju-zoubi8913 le 17 juillet 2019 à 10h26

Avec Tahiti c’est une occasion pour la France de marquer l’histoire l’histoire des JO.

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